Le Muy Var

A propos de nos racines

En plein essor du capitalisme naissant, en 1860, Fréderic Vassas, mon aïeul de 5ème génération, compagnon tourneur sur bois, abandonna ses causses cévenols pour venir exploiter les gisements de racines de bruyère en terre provençale... Il trouva les terrains du Paradou pour installer ses savoirs faire.


Le Paradou, signifie le moulin en Provençal. Plus précisément le foulon.



           C'est un arbre entraîné par la force motrice de l'eau, équipé d'une batterie de maillets en bascule qui frappe les joncs pour en extraire des fibres destinées à la fabrication de tissus. Avant l’apparition des fibres synthétiques, certains "pays" utilisaient le lin, d'autre le chanvre, le coton, ou  le genêt pour fabriquer draps et vêtements qui avaient coutume de résister plusieurs générations. Chez nous, en Provence, c'était le jonc. Aujourd'hui encore le Paradou jouxte le quartier des Jonquières.



Frédéric, utilisa la force motrice du canal des Jonquières pour actionner les scies qui découpaient les racines de bruyère en ébauchons de pipes destinées à St Claude où, l’hiver, les paysans jurassiens sculptaient des bouffardes de rêve...